Une guitare (DeBenedetti Fred / kill the thrill), un sax ténor (Lemonnier Julien / dodescaden) et elpa, voici l’alchimie détonnante de CaVe CaNeM. Formé en 2007 le duo balance un punk rock nourrit d’un Ramones qui aurait rencontré Fela. Aucun compromis pour cette « résistant music » ultra énergique. CaVe CaNeM est une bouffée d’air dans une industrie musicale toujours plus stéréotypée. L’alternative et l’ouverture sont les maîtres mots de cette formation. La déferlante CaVe CaNeM arrive ... alors « meffi aux clebard »
CaVe CaNeM c'est aussi XcRoCs Records , label indé fondé en 2008 dont la particularité est de ne faire que de l'inédit live ou studio sur format unique cdr 8cm. Le but étant de proposer principalement des compositions “oubliées” dans des fonds de tiroirs ou des versions inédites. Le support, de par sa taille et les matières utilisées pour sa réalisation, est travaillé comme un véritable objet. De plus, le tirage se limite sur une base de 50 exemplaires avec une attention particulière au niveau de la qualité du son (pas de live pirate enregistré avec un tel portable!!) ce qui en fait un "collector" de qualité. Le choix des artistes n'est pas limité à un style défini, mais se base sur la rencontre ou au coup de coeur.
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On a déjà parlé du label marseillais XcRoCs records à l’occasion de la parution d’¡El Secundo! de Red Space Cyrod. Tenu par deux compères musiciens et activistes de la scène locale, le principe de<br />
ce label – je ne m’en lasse pas – est des plus rigolos : d’abord XcRoCs ne publie que des CDs de trois pouces, ensuite le label propose soit des enregistrements de groupes complètements inconnus au<br />
bataillon, soit il s’agit d’inédits/raretés/curiosités de groupes ayant déjà fait un petit bout de chemin (dans le catalogue il y a du live de Binaire par exemple, il y a aussi Le Complexe Du Choix<br />
pour l’élaboration duquel Overmars est allé trier dans ses poubelles, on en reparle très bientôt). Les tirages sont plutôt du genre très limité mais ce n’est pas une raison pour ne pas se laisser<br />
tenter et ne pas aller jeter un coup d’œil à un catalogue qui commence à être sérieusement étoffé.<br />
A tout seigneur tout honneur : commençons par évoquer le dernier double mini CD en date de CaVe CaNeM. Il y a deux raisons à cela. La première c’est que CaVe CaNeM est précisément le groupe de Fred<br />
et Jul, nos deux idéalistes forcenés qui ont justement monté XcRoCs records, on n’est jamais aussi bien servi que pas soi-même, vous avez tout à fait raison les gars, vive la libre entreprise. La<br />
deuxième et principale raison est que ce disque de huit titres (les quatre premiers sont regroupés sur Ssoiffé? tandis que Rrache! comprend les quatre derniers, un peu comme si on avait affaire aux<br />
deux faces d’un LP) est sacrément bon. Qu'est ce que j'ai dit ? Sacrément ? Non en fait il est foutrement bon, un point c’est tout.<br />
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Arrivé en classe de quatrième, l’élève réfractaire à la langue de Goethe mais consciencieusement tanné par des parents dramatiquement préoccupés par son avenir serein et heureux se devait de<br />
choisir le latin comme option s’il ne voulait pas se retrouver dans le dépotoir du collège en compagnie d’aspirants au CAP. J’imagine que les choses n’ont guère changé, qu’elles ont même sûrement<br />
empiré alors qu’apprendre un peu de latin et savoir que cave canem signifie grosso modo attention chien méchant (l’une des rares choses dont je me souvienne encore avec oderint dum metuant*) sert à<br />
pas grand-chose quand on a treize ans, du moins pour embrasser les filles et leur palper les nichons. Le chien en question – canis, canis – c’est celui qui aboie dans les premières secondes de More<br />
Noise For Edmond, brûlot punk qui vous prend à la gorge et ne vous lâche pas, tout comme le reste de ce disque. Dans le groupe Fred s’occupe de la guitare, de la voix, de la programmation de la<br />
boite à rythmes et des machines tandis que Jul joue du saxophone, chante et programme également et ce qui frappe d’emblée c’est l’incroyable vivacité et l’énergie qui se dégagent de cette formule<br />
instrumentale pourtant rabougrie. Ces deux là ne s’en laissent sûrement pas compter par leurs collègues punkers du littoral. Mieux, malgré l’utilisation d’une boite à rythmes, The CaVe CaNeM<br />
possède un allant formidable bien loin de toute rigidité métronomique. La gaillardise de l’humain, l’instinct rageur et la rugosité qui sied à cette musique sont bel et bien présents. Ajoutons que<br />
les deux sont des brailleurs efficaces, que la guitare est capable de soulever des riffs de 3.5 tonnes comme de vous propulser des éclats acérés à la vitesse d’une sulfateuse stalinienne et on en<br />
parle plus : CaVe CaNeM est un sacré bon groupe, inventif et direct à la fois.<br />
Attends, je n’ai pas encore parlé du saxophone. Oui, je suis du genre à vénérer cet instrument. Oui je serais même du genre à écrire des phrases stupides à propos d’un groupe particulièrement<br />
apprécié, tiens prenons l’exemple d’Oxbow et d’Eugene Robinson – vous ne trouvez pas que son chant ressemble à une imitation de pleurs de bébés par le saxo de Coltrane ?** Sur Improve Yourself le<br />
saxophone de Jul frise l’hystérie pure et simple tout comme il sait se faire plus coulant dès le titre d’après, Porc II. Un biniouteur d’une telle amplitude on n’en croise pas tous les jours dans<br />
le petit monde des punks sans vergogne.<br />
Précisons que techniquement c’est Nicolas Dick qui a enregistré, mixé et masterisé ce disque, pas seulement parce qu’il est marseillais, mais peut être parce que Fred (De Benedetti) est aussi<br />
l’autre guitariste de Kill The Trill et on note également que Fast Car n’est pas une reprise des Buzzcocks mais que ses paroles ont été écrites par Marylin Tognolli, bassiste de Kill The Thrill<br />
comme chacun le sait également. Une grande famille.<br />
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* qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent, soit la devise du rock critic qui confond toujours son trou du cul et faim de moi<br />
** n’empêche que j’aurais bien aimé être là<br />
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ETAGÈRES : CHRONIQUES DISQUES, TOP OF THE DOPE<br />
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HAZAM - Mars 2010<br />
http://666rpm.blogspot.com/<br />
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CAVE CANEM (THE)<br />
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S/T [CD 3"]<br />
XCROCS RECORDS<br />
2008<br />
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2009 n’aura pas été spécialement riche en sorties qui trouent le cul, et plus particulièrement du côté français, surtout si on compare avec 2008, qui avait supplicié nos sphincters comme rarement<br />
auparavant. Ça n’a pas été la bérézina pour autant, car au milieu des nouveaux groupes hexagonaux qui ont relevé le niveau en 09, mes petites découvertes préférées resteront deux combos à trompes :<br />
Tapetto Traci et, celui qui nous intéresse ici, The Cave Canem, duo marseillais qui conjugue noise et punk.<br />
Cette disquette de trois pouces sans titre pourrait s’apparenter à une première démo, sortie un an avant l’excellent album Ssoiffé ? ou rrache ! Deux titres en commun, six en tout, une belle<br />
pochette transparente et, comme toujours, poil hérissé, babines retroussées, tout crocs dehors. L’équation, pour ceux qui ont raté des épisodes, c’est : ténor (Ju) + guitares (Fred) + boîte à<br />
rythmes + chants (Fred + Ju) = The Cave Canem = une énorme détermination de foncer tout droit. Un peu trop, peut–être ? Ou alors c’est la boîte à rythmes qui crée parfois cette regrettable<br />
rigidité. Les morceaux en eux-mêmes, aucun problème, je les aime autant que sur Ssoifé ! La guitare taille aussi bien dans le lard, les phrasés du ténor sont plus excellents les uns que les autres,<br />
les voix gueulées n’interviennent que quand il le faut : le premier essai était concluant. Ce qui est peut-être un peu différent ici, c’est que The Cave Canem lorgne vers un désir de contortions,<br />
que j’écris avec un T pour bien insister sur l’allusion à James Chance. Ça se passe sur le très funky Touffe (c’est le titre, libre à vous d’imaginer de quoi il parle), en deuxième position. Pour<br />
la première fois, je me dis que l’inflexibilité de la boîte à rythmes dessert The Cave Canem, et que sur ces longs plans instrumentaux (quel solo de guitare hahaha), la souplesse et les<br />
imperfections d’un batteur manquent vraiment pour gagner en groove et en étirements, ceux qui nous feraient user les semelles. Plus loin (autre solo à hurler de rire sur Chez les parents de<br />
Cécile), c’est la programmation hoquetteuse et qui fait froncer les sourcils. Sur L’Onglet des couilles n’existe pas (ndlr : je ne les contredirai pas), on aimerait que les frappes soient plus<br />
subtiles pour du vrai faux-jazz à moitié libéré, mais toutes ces remarques*, c’est vraiment pour le plaisir de chipoter, juste pour trouver quelque chose à redire, parce que dès que ça se remet à<br />
rentrer dedans, the Cave Canem a décidément du chien – ok, elle est vraiment pas terrible celle-là, mais je la garde.<br />
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* Comme c’est souvent le cas pour ceux qui bloquent avant tout sur la batterie quand ils vont voir un groupe en concert, pendant des années j’ai été totalement allergique à l’aspect chirurgical des<br />
groupes à drum machines. Avec les inévitables exceptions : Metal Urbain, Kas Product, Déjà Mort (canal historique) pour rester dans les français qui s’en servaient comme d’une arme, et bien sûr Big<br />
Black, parce que faudrait pas non plus déconner ; dans Kill The Thrill, par exemple et pour ne pas sortir de la famille, elle m’a toujours refroidi.<br />
(8/10)<br />
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{Bil}<br />
www.nextclues.com / jan10<br />
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Voici venu le moment, pour continuer mon tour d'horizon de la révélation que constitue XcRoCsrecords et ses groupes "inobéissants", de parler de CaVe CaNeM, dont la particularité est de réunir les<br />
deux responsables de la structure, Jul et Fred. On reste d'ailleurs dans le cadre local et "familial" puisque ce sont les deux autres Kill The Thrill, collègues de Fred, qui interviennent sur cet<br />
album, Nicolas Dick se chargeant de la prod' et Marylin Tognolli, l'élément féminin du génial trio marseillais, signant le titre "Fast car".<br />
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Avec une telle équipe, le risque d'échouer, il faut l'avouer, était inexistant, et CaVe CaNeM affiche là une identité stylistique, et un savoir-faire, détonnants et égaux en qualité à ce qui émane<br />
des productions XcRoCs. Fred gère le chant, la guitare et les programmations, Jul fait de même en substituant son saxo ténor énorme à la guitare, et les deux acolytes accouchent d'une noise cuivrée<br />
mâtinée de punk'n'roll du meilleur effet, qui arrache tout sur son élan dès le "More noise for Edmond" (l'Edmond en question y trouvera son compte et même bien plus...) inaugural. Rythme saccadé ou<br />
(souvent) plus direct, chant "Dickien" affirmé que vient parfaitement épauler Jul, saxo généreux et parcourant tous les registres avec facilité, guitares de feu, directes et massives, génèrent un<br />
résultat entièrement individuel, qui nous tiendra en haleine, et nous cognera sans ménagement, mais avec un sens de la construction indéniable et une spontanéité appréciable, jusqu'aux dernières<br />
notes de "Russian", dernier titre ébouriffant de la seconde "face" d'un album formé de deux 8cms.<br />
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Le titre conçu par Marylin étant de même teneur, rapide, intense, on a l'impression, au long de ces huit morceaux, de se trouver en présence du parfait hybride entre le Prohibition de "Towncrier",<br />
la folie rythmique de Binaire et la profondeur de Kill The Thrill (j'aime ce groupe, oui, et je me réjouis d'en retrouver l'influence, jamais excessive et bien assimilée, chez nombre de groupes<br />
estampillés XcRoCs), et on ne peut que s'incliner devant la survenue d'un duo encore une fois atypique, assez doué et insubordonné pour engendrer et imposer sa propre touche, jusqu'à ce titre,<br />
"Tonton Dédé", délirant et sur lequel la cohésion trouvée par messieurs De Benedetti et Lemonnier surprend et permet une fois de plus une réussite totale.<br />
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En ajoutant à cela un "Against religion" incoercible et à peine bridé, sauvage et incandescent, ou encore "Improve yourself", trompeur de par son intro d'opéra à laquelle succède une plage made in<br />
CaVe CaNeM soniquement imparable, nous sommes incontestablement en présence d'un duo qui fera parler de lui et qui, dans le même temps, honore de façon significative son label, à l'image de ce<br />
"Porc II" de haute volée.<br />
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More noise...comme ils le disent, et un vrai régal sonore.<br />
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initialement paru sur http://surchauffe.blogspot.com<br />
par Psychocandy / déc 09<br />
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XcRoCS Records, super petit label tenu par un membre de...Kill The Thrill et CaVe CaNeM.<br />
Fred de Benedetti, puisque c'est de lui qu'il s'agit, propose un catalogue "déviant", éclectique et attractif à souhait, avec l'aide de son collègue Julien, autre moitié des géniaux CaVe CaNeM. Les<br />
billoutes n'utilisent que le format cd 8 cm, ce qui permet des produits finis superbes et musicalement énormes. N'hésitez pas à écouter les extraits directo sur le site et le Myspace, vous nous en<br />
remercierez après! Cyrille de RED SPACE CYROD m'avait prévenu; "un label à surveiller", me disait-il sur un petit mot accompagnant l'envoi de son superbe nouvel opus. Il ne croyait pas si bien<br />
dire! Entre noise, shoegaze, indus, duo déjanté saxophone ténor-guitare/machines (Fred y égale même les KILL THE THRILL, c'est dire la qualité du truc!), une flopée de groupes souvent méconnus, que<br />
je vous somme d'aller découvrir toute affaire cessante...<br />
Y'a même les frappadingues marseillais de Binaire, si avec ça vous n'êtes pas convaincus...<br />
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Et puis pour que NOISE en parle, inimaginable d'avoir affaire à des pleupleux! Merci Cyrille au passage...et bonne écoute à vous.<br />
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Psychocandy<br />
initialement paru sur http://surchauffe.blogspot.com/<br />
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The CaVe CaNeM / Ssoiffé ? ou Rrache !<br />
New album 2009<br />
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Like a battle cry, France's the Cave Canem roar onto the world scene with post-punk guitars and screaming saxophone, expertly straddling minimalist tendencies with bombastic energy. There's a sort<br />
of No Wave/James Chance meets Girls Against Boys groove thing going on here that hands down rules and this French band is extremely talented. Fred DeBenedetti is best know for his work with the<br />
vastly under-rated yet critically acclaimed industrial influenced avant-noise band Kill The Thrill and Sax man Julien Lemonnier for his role with Dodescaden. The Cave Canem finds the pair<br />
stretching their boundaries further and delivering sonic deconstruction with strange twists and veering sharp turns like "Against Religion" which has top notch tempo shifts while allowing you to<br />
groove the fuck out . These guys could scare demons! This is a hot and sweaty series of songs, like the best of Morphine if it was way more bleak and violently scratching nails down your back.<br />
Poetic and adept. Available as two Xcrocs records mini-cds. Order this online right now. Some of the nicest yet forward thinking musicians out there today.<br />
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M.Y.Evans<br />
www.crushermagazine.com<br />
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